# Attitude face à la contrariété
Comme expliqué [[contrariété|ici]], il est tout à fait normal de rencontrer des résistances à nos actions, d’avoir affaire à des personnes avec qui nous sommes en désaccord, de nous trouver dans des situations où tout n’est pas à notre convenance et ainsi de suite. Cela fait partie de la vie, tout simplement.
### Comment une personne gère-t-elle la contrariété ?
Comme de coutume, il nous faut examiner deux aspects :
1. Que se passe-t-il à [[l’intérieur et l’extérieur#L’intérieur|l’intérieur]] de la personne ? — Son ressenti, ses émotions, ses pensées.
2. Qu’est-ce que la personne en fait à [[l’intérieur et l’extérieur#L’extérieur|l’extérieur]] ? — Ses paroles, ses gestes, son comportement.
La chose intéressante, c’est que la manière dont une personne se comporte face à la contrariété en dit long sur sa [[maturité psychologique (domaine)|maturité psychologique]].
### Le vécu, les sentiments
Commençons par examiner l’**intérieur**. Sans entrer dans trop de détails, on peut dire que gérer la contrariété, c’est une épreuve de [[tolérance]] et d’[[acceptation (domaine)|acceptation]]. Il s’agit d’accepter :
* que nous ne sommes pas tout-puissants — ce qui explique que les choses ne vont pas toujours dans le sens qu’on voudrait et qu’on ne peut pas commander les autres ;
* que le monde n’est pas parfait ;
* qu’il y a un temps pour chaque chose — les choses bougent et les gens agissent à leur rythme ;
* que tout le monde n’est pas forcément du même avis que nous ;
* que les moyens pour arriver à nos fins ne sont pas là, que les conditions ne sont pas remplies…
Et ainsi de suite. Gérer la contrariété, c’est sortir de l’**illusion de la toute\-puissance**. Celui qui est toujours dans cette illusion n’est clairement pas mature, psychologiquement. Dit autrement : il n’est **pas adulte**.
À l’autre extrémité du [[développement humain|développement biopsychospirituel]], nous avons la personne **sage** : comme elle est pleinement dans l’[[acceptation radicale]] de *ce qui est*, elle ne ressent même pas le plus petit début d’un sentiment de contrariété !
### Le comportement
Vous serez d’accord avec moi si j’affirme qu’on peut dire d’une personne qu’elle est psychologiquement **immature** si elle profère des jurons, crise, se met en colère ou, pire encore, enrage lorsqu’elle fait face à de la résistance, quand le monde n’est pas à sa convenance, etc. Une telle personne n’est **pas adulte**.
Faire face à la contrariété, c’est se trouver dans une situation de *mécontentement*. Est-ce qu’il faut absolument communiquer son mécontentement ou son agacement ? Est-ce qu’il faut faire des gestes qui les signalent ? Est-ce que c’est normal de montrer qu’on est fâché ? Il est évident qu’on est là face à la question de l’*autocontrôle*. Je ne vais pas ici évoquer les situations où il serait peut-être bon de dire son mécontentement ou prétendre qu’il ne faudrait jamais le faire. Je me bornerai à dire qu’on peut être contrarié et mécontent, tout en restant calme et digne. Ce n’est pas de l’hypocrisie, c’est de l’autocontrôle. C’est ce que l’on attend d’une personne vraiment **mature**, vraiment **adulte**, psychologiquement.
Quant au **sage**, comme il n’éprouve pas de contrariété, il reste bien évidemment « zen » en toutes circonstances !
 
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<p style="text-align: center; font-style: italic;">le
9 mai 2026
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[[tableau de critères de la maturité psychologique]] ✦ [[contrariété]]